A propos de moi

Mon entrée dans la vie fut douloureuse diront certains. Je suis en effet née prématurée de trois mois.

Selon moi, le message de mon âme était d’ores et déjà clair : j’accomplirais ma mission de vie avec amour, sans crainte, quelles qu’elles que soient les épreuves.

Je grandis en Italie au sein d’une famille aimante et compréhensive. A six ans, j’ai vécus ma première expérience médiumnique avec un être de lumière, lequel m’expliqua que, malgré le handicap, je pourrais faire beaucoup de choses, si je me laissais embarquer sur les ailes de l’amour. J’ai eu cette chance immense d’avoir toujours pu me confier à mon père, lequel a toujours eu foi en moi et en les messages que je recevais. Cependant, je regardais tout cela avec les yeux d’une petite fille, forcément fâchée, du fait de son âge, d’être enfermée dans un corps qui n’était que fardeau et lourdeur. L’au-delà pouvait bien me dire que j’étais libre de m’envoler si je le souhaitais, moi je ne sentais que la gravité qui me clouait dans un fauteuil.

D’année en année, la colère s’intensifia. Je vivais cette situation comme une prison. Mon âme était certes capable de voyager mais mon corps, lui, me clouait littéralement. Cette contradiction permanente finit par m’amener à prendre une décision irrévocable : quitter ma famille et l’Italie pour recommencer ailleurs, en Angleterre, là où, dans une autre vie, tout s’était brusquement arrêté et devait désormais être repris pour être enfin mené à bien. Désormais, j’allais accomplir ma mission de vie sans crainte des jugements ni peur d’être démasquée, allégée de toutes ces peurs humaines qui nous empêchent d’habiter pleinement nos chemins. J’avais 14 ans, et je suis partis seule, dans un pays étranger, avec mon fauteuil roulant et mon meilleur ami, mon chien, confiante.

Malgré tous les dangers qu’impliquait une telle décision, mon père me soutint, tenu par une foi indicible en la vie. Et il avait raison, même seule et loin des miens, l’au-delà me guida et s’assura que j’arrive à bon port, celui de l’amour inconditionnel. En outre, il me « mit des anges humains dans les pattes ». Il faut dire que j’avais beaucoup de mal à me départir de ma colère à cette époque. Elle était devenue comme une identité, une manière d’être automatisée par mon cerveau. La raison en était simple, si je ne voulais pas souffrir, alors il me fallait mordre avant d’être mordue. Cependant, cette attitude m’empêchait d’aller vers les autres, pas uniquement ceux que j’avais choisis, mais tous les autres. J’allais donc à l’encontre du fondement même de ma mission de vie. Le premier ange humain qui me le fit comprendre fut celui qui allait, par la suite, partager ma vie. Il accueillit immédiatement ma médiumnité, sans jugement ni étiquette réductrice. Il me fit également découvrir le bouddhisme, un bouddhisme éclairé et éclairant pour l’âme. Grâce à ce dernier, je pus travailler sur mes ombres et commencer à les guérir. Une porte s’ouvrit alors : je pouvais tout à fait être plusieurs choses à la fois, trouver une harmonie et ainsi créer ma propre mélodie, celle de mon cœur.

Ainsi, grâce à cet ange humain et au bouddhisme, je compris que mon handicap n’était pas et ne serait jamais une prison, mais, au contraire une maison robuste et merveilleuse. « Avec nos pensées, nous créons le monde », disait le Bouddha. Oui, le pouvoir de la pensée positive est sans limite. Le miracle ne réside pas autour de soi, mais bien en soi.

Plus tard, lors d’une conférence, je rencontrai un second ange humain, un chirurgien. Sans avoir échangé auparavant, il me demanda directement si je voulais marcher, ce à quoi je répondis : « je ne veux pas marcher, je mérite de marcher ». L’opération eut donc lieu. Au terme d’une année d’hôpital, je commençai à marcher. Je ne peux pas dire que cela ait été une promenade de santé, mais je gardais quoiqu’il arrive la joie chevillée au cœur.

Quelques années après, je dus subir une nouvelle intervention chirurgicale. Celle-ci était risquée, mais je savais qu’à travers elle, je devais vivre quelque chose d’important qui me changerait profondément. En effet, suite à cette opération, je restai dans le coma durant plusieurs mois. A mon réveil, plus rien ne fut pareil. Je m’entends encore dire à mon compagnon d’ange humain : « oh zut, je te vois en couleurs ». Lui, fidèle à son flegme « so british », se contenta de me répondre que ce n’était pas grave, que je voyais juste les auras. Alors je décidai d’éteindre mon mental, et de laisser les choses se faire et évoluer librement. J’avais foi en moi et en la vie. Il y a une raison pour chaque chose, même douloureuse. Cette expérience fut, pour moi, un réel cadeau pour avancer davantage entre terre et ciel.

Dès lors, je commençai à suivre des formations REIKI, jusqu’à devenir maître REIKI. Malheureusement, ce fut également à cette époque que je perdis mon premier ange humain, l’amour de ma vie. Il fut rappelé à la lumière. Et malgré ce que certains pensent, un médium reste un humain : un médium souffre et pleure parce que ce sont des émotions inhérentes à nos incarnations humaines. Il ne faut en aucun cas les retenir ou les refouler, mais les accueillir et les laisser être, tendrement. Honnêtement, j’ai toujours détesté le mot « deuil » car il sonne comme une prison obscure dans laquelle on tournerait en rond en tentant d’en extraire ce que l’on considère comme être des mauvaises herbes. « Faire son deuil », ce n’est pas ça, mais accepter la présence de ces herbes et apprendre à les regarder avec amour malgré leur laideur, car cette laideur n’est, au fond, qu’une autre forme de beauté. C’est notre regard qui crée la laideur. Non, je n’ai pas fait un deuil, mais une introspection de mon cœur afin de nous permettre, à lui, comme à moi, de libérer notre amour et d’ainsi évoluer. Ma souffrance humaine et mes larmes m’ont permis de guérir parce que je ne les ai pas bloquées. C’est ainsi que mon ange humain put s’envoler et devenir être de lumière et guide.

Grâce à ce décès, je compris peu à peu que les souffrances, les épreuves et les maladies n’étaient pas des punitions, mais des opportunités pour s’élever vers l’amour de soi et des autres.

IL EST DONC PRIMORDIAL, AVANT DE VOULOIR AIDER LES AUTRES, DE SE GUERIR SOI-MEME EN SONDANT SON INTERIORITE. LES GUERISSEURS D’AME N’EXISTENT PAS ! L’AME NE PEUT ETRE MALADE, ELLE N’A BESOIN QUE D’AMOUR ET DE CONSOLATION.

Je ne me proclame d’aucun statut, je ne suis qu’un être humain laissant la fluidité des énergies le traverser. Cette fluidité peut tout écouter. Chacun d’entre nous est la globalité de la globalité. Il nous faut donc nous accepter tels que nous sommes.

L’être que je suis et que je deviendrai souhaite simplement partager un bout de chemin avec vous. Nous ne sommes jamais seuls. Ecoutez votre cœur sans jugement ni supposition et vous sentirez cette présence céleste. Car oui, l’au-delà existe, et lui ne vous juge jamais. Alors ne faites pas ce que l’au-delà lui-même ne fait pas. Sachez rester humble pour être canal de lumière.

Je vous remercie de tout mon cœur d’avoir pris le temps de me lire, car sans vous ces mots ne peuvent prendre vie et de ce fait s’envoler. Je vous aime et salue la lumière qui est en vous.

Roberta